23 juin, colloque "IA et formes de vie", Lausanne
En 1996, aux Etats-Unis, un chercheur de la silicon valley (Brian Fogg) invente le mot "captologie". Captologie est l'acronyme de l'expression anglaise Computers As Persuasive Technology (ordinateurs comme technologies de persuasion). La captologie désigne l'étude des outils numériques conçus pour influencer les comportements des utilisateurs : les applis pour arrêter de fumer, par exemple, ou les bracelets connectés pour marcher plus…
Au Japon, même si – bien sûr – de nombreux logiciels (notamment les simulateurs de relations amoureuses) peuvent en apparence viser les mêmes objectifs, puisqu'ils induisent les humains à s’attacher à des personnages fictifs – voire à se laisser subjuguer par eux –, les présupposés me semblent différents.
Partir du terrain japonais permet d’appréhender les nouvelles technologies non pas sous l’angle fonctionnaliste de la psychologie comportementale (qui vise l’optimisation de soi), mais sous l’angle expérimental ou poétique de la magie opératoire.
Mon hypothèse de travail, c’est que la culture numérique au Japon favorise l’émergence de dispositifs qui visent à modifier non pas nos actions mais nos logiques d’engagement avec le monde, dans le sens que ces dispositifs "ouvrent les dimensions".
«Cette idée de la technologie comme une matrice d’engagement avec le monde est exactement celle de notre angle d’approche», explique Margaux L'Eplattenier, qui m'invite le mardi 23 juin au colloque qu'elle co-organise avec le professeur Raffaele Rodogno, au département Philosophie de l'Université de Lausanne.
ℹ️ 23 juin 2026 : colloque «IA et formes de vie. Comment l'intelligence artificielle reconfigure-t-elle notre monde vécu ?»
➡️ Titre de mon intervention: «Les liaisons IA au Japon : interfaces entre les mondes»
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